Abstract
LE FASCISME DANS LES TEXTES DE LA NOUVELLE DROITE Pour caractériser les pratiques signifiantes de la Nouvelle droite (ND), G.S. analyse d'abord sa relation au fascisme. Puis elle cherche à déterminer les mécanismes, d'ordre linguistique ou non, qui rendent le discours de la ND « acceptable » et l'investissement d'une certaine autorité. Elle met d'abord en relation les sémantiques de la situation et du texte, selon les trois composantes du modèle de Halliday (idéationnelle, interpersonnelle, textuelle). Puis elle analyse, dans un article d'Éléments, les acteurs en présence, les faits d'énonciation et les classes sémiologiques ; ce texte apparaît alors comme un discours polémique qui, en se présentant comme un discours « explicatif », se donne ainsi les moyens de « faire autorité ». En récupérant certains thèmes de gauche (par exemple celui du « droit à la différence »), la ND contribue à la mise en circulation et à l'acceptabilité de discours qui visent, à travers un certain « flou », à ré-crire l'histoire.