Abstract
S’il va presque de soi que les notions d’image et imaginaire sont strictement liées, que l’une ne va pas sans l’autre, il est plus difficile de déterminer la manière dont se configure ce lien. Pour déterminer les distingua du rapport et des méthodes d’analyse appropriées, on se propose de partir de la conscience d’image — le terme est husserlien et il qualifie ce que plus communément on appelle icône — pour arriver au mythe, en passant par la phantasia, le signe et le symbole ; ensuite, nous entamerons le parcours inverse. On cherchera par là à démontrer que : 1) le rapport image-imaginaire ne peut être défini de manière univoque, en tant qu’il change selon le type d’image ; 2) que dans le cas de la conscience d’image, une approche psychologique peut se révéler utile, car le support perceptif constitue un moment essentiel de l’icône ; 3) qu’au niveau de la phantasia, une méthode psychanalytique semble la démarche la plus prometteuse, car l’absence de l’image physique donne un cours apparemment déréglé aux phantasiai, qu’une compréhension des dynamiques désirantes peut éclairer ; 4) en ce qui concerne le signe, le symbole et le mythe, les dimensions affective, perceptive, fantastique et transitionnelle se lient strictement. Ces types d’images insistent sur plusieurs écrans, et par conséquent différentes approches sont nécessaires.