Abstract
Nous ne nous intéresserons ici qu’au problème bien connu de l’identification des odeurs. Nous exposerons d’abord, dans une première partie, quelle est la situation dénominative à laquelle donnent lieu les noms d’odeurs, en examinant le statut des noms généralement reconnus comme tels. Nous montrerons qu’il ne s’agit pas de véritables odoronymes, mais qu’ils se divisent en deux catégories, les noms « généraux », qui fonctionnent au même niveau qu’odeur, et les faux noms d’odeurs qui sont uniquement des spécifieurs d’odeurs. Notre seconde partie analysera la construction odeur de N à laquelle on recourt habituellement pour identifier les odeurs particulières. Nous essaierons de dégager, à partir de ses caractéristiques, les raisons de son succès.