Abstract
Noruz, la nouvelle année dans le monde iranien, correspond à l’équinoxe de printemps. Les rites et festivités auxquels donne lieu cette fête en Iran sont ici décrits. Mais célébrer la nouvelle année à une date fixe selon un calendrier solaire s’oppose aux usages du monde musulman régis par un calendrier lunaire. La coutume de la fête est d’autant plus remise en cause quand l’équinoxe de printemps et ses manifestations joyeuses correspondent à un rituel de deuil, comme ce fut le cas en 2006. La célébration de Noruz fut également prohibée sous le régime soviétique et l’une des premières mesures prises par les nouvelles républiques moyen-orientales fut son rétablissement. En Turquie, cette fête prisée par les Kurdes et les Alévis fut l’objet d’une réinterprétation, valorisant l’esprit patriotique.