Abstract
Cet article compare trois romans italiens contemporains qui abordent le changement climatique à travers le motif de la sécheresse : Bambini bonsai (Zanotti, 2010), Qualcosa, là fuori (Arpaia, 2016) et I vegumani (Farris, 2022). L’analyse se concentre d’abord sur les effets de la sécheresse sur les paysages, les corps et les sociétés, puis sur les tonalités émotionnelles dominantes — peur, nostalgie, espoir — en lien avec les genres et sous‑genres littéraires auxquels chaque œuvre peut être rattachée, allant de l’utopie à la dystopie. Ces divergences, in fine, permettent d’identifier différentes stratégies que peut adopter la littérature d’anticipation pour tenter d’agir sur les consciences et de participer à la lutte contre le changement climatique.