Abstract
À partir d’une reformulation de la question de la fin du cinéma – « Que reste-il du cinéma ? » – cet article soutient que « le cinéma persiste et signe » et explique que la « résilience » du cinéma dépend de ce qu’on entend par ce mot dans le contexte du numérique et des différences culturelles. En particulier, cette contribution examine les diverses hypothèses que soulève la question de la crise identitaire du média à la lumière de ses différentes appellations (cinéma, film, image animée, etc.), lesquelles sont loin d’être anodines, comme en témoignent notamment les célèbres entretiens entre Orson Welles et Peter Bogdanovitch, ainsi que les termes de la polémique qui a récemment opposé Netflix et Cannes.