Abstract
Depuis les années 2010, les outils numériques encouragent le recours toujours plus massif aux effets visuels. Si les effets spéciaux ont toujours été utilisés au cinéma, les plans truqués numériquement facilitent leur usage, des blockbusters hollywoodiens aux films d’auteur français. Pourtant, le secteur des effets visuels connaît, au tournant des années 2010, plusieurs fermetures retentissantes de studios à travers le monde. Paradoxalement, le succès technique et esthétique des technologies numériques et leur croissance exponentielle expliquent, en partie, une situation économique contrastée. Cet article se propose donc de comprendre cette « crise paradoxale », à travers des exemples français (Duboi) et étatsuniens (la faillite de Rhythm and Hues et le mouvement de contestation qui a suivi).