Abstract
La célèbre image pascalienne du « roi dépossédé » n’a rien d’anodin. Elle impose en effet une approche spécifique de la grandeur et de la misère, qui se distingue d’autres approches du couple conceptuel déployées par les Pensées. Surtout, cette conception de la misère comme malheur exige, pour être effective et apologétiquement valable, qu’on assume la présence dans l’homme d’une mémoire de la grandeur perdue. Or il y a là un point difficile, sinon même un point aveugle de la réflexion de Pascal.