Abstract
Montaigne recommande le memento mori pour vivre plus sereinement, tandis que Pascal explore la possibilité d’une vie heureuse après la mort. Montaigne voit le divertissement comme un moyen efficace de surmonter la tristesse, alors que Pascal le considère comme le plus grand malheur de l’homme. Montaigne préfère pleinement profiter des plaisirs terrestres à se soumettre à l’espoir d’un bonheur futur, tandis que Pascal encourage à enrichir la vie présente par l’« espérance d’une autre vie », affirmant que cela rend la vie actuelle plus heureuse. Pascal semble toujours conscient des arguments de Montaigne sur la mort et l’au-delà, cherchant à les réfuter avec des propositions contraires, renforcées par des similitudes de vocabulaire. Certains incroyants dans les Pensées sont inspirés par Montaigne, en qui Pascal voit un adversaire à convaincre de l’importance du salut après la mort, au lieu de se contenter de « mourir lâchement et mollement ».