Abstract
Cet article revient sur le paradoxe pascalien selon lequel il faut déjà avoir « trouvé » Dieu pour le « chercher », en distinguant deux dimensions paradoxales : Dieu ne peut être trouvé que sans être cherché, et il s’agit de continuer à le chercher toujours alors même qu’il est déjà trouvé. Cette distinction permet d’élucider les sources propres à chacune des formulations de ce paradoxe dans les différents écrits pascaliens. Cette étude s’interroge enfin sur ce qui, en l’homme, trouve et cherche Jésus-Christ. Elle examine pour ce faire la pertinence de l’interprétation du phénoménologue Max Scheler, selon lequel la formule de Pascal signifie qu’il n’est possible de chercher Dieu par la « raison » qu’à partir du moment où le « cœur » l’a trouvé.