Abstract
On revient ici sur un des mystères de la liasse « APR ». Loin de présenter le brouillon d’une conférence, la liasse offre un des fragments les plus écrits des Pensées, et l’un des seuls, si ce n’est le seul, à afficher d’emblée sa nature rhétorique : « Prosopopée ». Comment comprendre cette anomalie ? Comment comprendre cette parole apparemment autoritaire au sein d’un projet qui entend abandonner l’argument d’autorité au profit de la « douceur » ? Faut-il même lire « Prosopopée » ou « Prosopopéé » ? L’article propose un parcours rhétorique et moral pour formuler des éléments de réponse.