Abstract
Le cinéma « guerilla » se caractérise par une volonté affichée des créateurs qui s’en réclament de contourner les modes traditionnels de financement tout en touchant un large public. Les principaux traits de ce cinéma, entre quête d’une parole authentique, mode de fabrication réputé artisanal et, plus généralement, subversion des règles du jeu cinématographique, posent la question du type d’intermédiaires permettant à ces films d’un genre particulier d’accéder aux salles de cinéma. Après avoir exploré ces différentes dimensions, le cas spécifique du rôle de l’ACID (Association pour la diffusion du cinéma indépendant) dans la diffusion de ce cinéma sera examiné.