Abstract
Pendant les « années rouges », entre 1968 et la fin de la décennie suivante, tout le travail critique de Guy Hennebelle vise à analyser, définir et faire connaître le cinéma militant dans ses différentes formes non seulement en France mais dans le monde entier. Ses articles périodiques parus dans les quotidiens et les revues (Écran, Cahiers du cinéma, Le Monde diplomatique, etc.) alternent avec des « entreprises encyclopédiques » telles que Quinze ans de cinéma mondial (1975), Cinéma militant (1976), Cinémas d’avant-garde (expérimental et militant) (1980). À chaque publication, Hennebelle redéfinit les frontières de ce cinéma qu’il qualifie tour à tour de parallèle, de militant ou d’intervention sociale, jusqu’à préconiser la réconciliation entre les approches militante et expérimentale. C’est sur cette dernière question que le critique s’exprime en novembre 1978 dans un entretien inédit en France avec le quotidien italien Lotta Continua, dont une traduction est présentée en annexe de cet article.