Abstract
Les premiers numéros de la revue CinémAction, dirigée par Guy Hennebelle, sont marqués par une réflexion sur les possibilités d’une création cinématographique en région. Douze ans après Mai 68 et les États Généraux du Cinéma français, ils permettent de faire le point sur l’écart entre l’organisation de la profession, la diversité des pratiques sur le terrain et les aspirations des créateurs. Trois numéros sont entièrement consacrés à un tableau de la France qui ne peut que fasciner par la prolifération des expériences rapportées, la multiplicité des supports, l’inventivité de la création à la diffusion. Comment saisir l’engagement de Guy Hennebelle sur ce terrain ? Cet article cherche à contextualiser ces numéros afin de pouvoir les relire aujourd’hui et de s’en servir comme des outils pour penser l’avenir du cinéma.