Abstract
À partir de la notion de dispositif chez Michel Foucault, des textes de Gilbert Simondon sur la technique, et les notions de virtuel et virtualisation chez Gilles Deleuze et Pierre Lévy, ce texte expose la pratique cinématographique de José Val del Omar pour montrer la manière dont il déconstruit les dispositifs cinématographiques du « cinéma total ». Pour cela faire, le texte analyse les inventions du cinéaste – le débordement apanoramique et la diaphonie –, qui travaillent dans ces films en tant qu’authentiques dispositifs de virtualisation. Ces dispositifs agissent comme machines à voire et entendre qui permettent aux spectateurs de sortir du cadre perceptif du cinéma industriel et façonner l’écran psychique du spectateur sur lequel Val del Omar projette le rêve du cinéma. Il s’agit d’un rêve qui convoque la présence virtuelle d’une culture invisible à travers des images et des sons dans lesquels les spectateurs sont plongés.