Abstract
À partir de l’étude concrète de quelques pratiques filmiques expérimentales, cet article propose d’envisager la virtualité comme un principe de création, et d’en montrer la dimension heuristique. Il se penche tout particulièrement sur les expériences menées par des artistes au sein de laboratoires de recherche-développement au cours des années 1960, ainsi que sur la question des brevets, pour montrer dans quelle mesure une conception résolument ouverte de la technique cinématographique permet d’envisager à nouveaux frais les relations entre le « centre » et la « marge », l’industrie et l’artisanat.