Abstract
Cet article vise à interroger les relations contrariées entre cinéma et virtuel, à l’aune d’une technologie en particulier, la performance capture – abordée en lien avec son application cinématographique, le cinéma virtuel – et d’un film, qui fait de ses enjeux le cœur de sa proposition diégétique : Ready Player One de Steven Spielberg (2018). En abordant le sujet de la réalité virtuelle, le film se fait le creuset d’une réflexion sur l’avenir possible du cinéma, et sur sa capacité à adopter des modalités expressives propres à cette technologie qu’il intègre ici dans son mode de fabrication même, en exhibant – peut-être malgré lui – des points de friction entre mode d’expression cinématographique et mode d’expression lié à la virtualité. Ceci amènera à interroger les limites du concept mouvant de « virtuel » dès lors qu’il s’articule avec le concept – mouvant lui aussi – de « cinéma ».