Abstract
Cet article vise à élargir notre compréhension du concept de virtuel à partir d’une réflexion sur les premiers ballets filmés, d’une part, et d’autre part, sur les spectacles de danse contemporains qui intègrent les dispositifs analogiques et numériques de l’image en mouvement. Tout en s’appuyant sur le travail pionnier du cinéaste danois Peter Elfelt (1866-1931), qui a filmé les chorégraphies d’Auguste Bournonville (1805-1879) pour le Ballet Royal du Danemark, ainsi que sur les performances contemporaines multimédias de la chorégraphe d’origine espagnole Olga Mesa (1962-), cet article propose d’interroger le concept de virtuel en examinant la manière d’appréhender l’espace et le temps à partir de trois types d’actions : le corps et la caméra performatifs qui se trouvent en relation avec la projection, performative elle aussi, des images en mouvement.