Abstract
À partir de témoignages sous forme de peintures murales, de mosaïques et de graffiti sur enduit peint, le propos est ici de réfléchir à la manière dont transparaît ce que l’on considère comme du sport et plus spécifiquement de l’athlétisme à l’époque romaine dans les provinces gauloises et germaniques. Le discours reste empreint de précaution, d’une part parce que ces représentations ne sont pas légions et d’autre part, parce qu’elles incluent majoritairement la part de ces activités physiques qui relèvent plus du spectacle que du sport : la gladiature et la chasse en amphithéâtre. Sport-spectacle assurément, le combat de gladiateurs a pris sous le Haut Empire une importance considérable, aux conséquences marquantes sur la société romaine. De la fin du ier siècle av. J.-C. au iiie siècle apr. J.-C., ces combattants sont formés comme les athlètes, bien équipés et deviennent des champions adulés, dans un milieu brassant de grosses sommes, ne serait-ce que l’argent des paris et des récompenses. Ces combattants apparaissent comme des modèles, des héros, parfois comparés ou associés à Hercule. Le corpus moindre de représentations des jeux de la palestre et de danses d’athlètes est intéressant par ce qu’il montre des lieux et des compétitions et de l’adoption ou non de la nudité. Même s’il semble que la nage a pris une place importante dans le monde romain, c’est l’activité physique la moins présente dans le corpus disponible actuellement.