Abstract
La compréhension du monde des gladiateurs dépend aujourd’hui principalement de l’étude des épigraphies latines ou grecques. Cependant, un corpus plus discret, formé par les témoignages spontanés et directs que sont les graffitis, permet une meilleure compréhension des mentalités populaires et des sensibilités individuelles liées à la gladiature. Si beaucoup de ces témoignages ont été retrouvés dans l’ensemble des provinces romaines, peu l’ont été en Gaule, et leur étude est répartie dans plusieurs publications diverses. Cet article tend donc à constituer et à présenter un corpus homogène de vingt graffitis retrouvés en Gaule au travers de l’analyse de leur contexte géographique et social, ainsi que par une analyse comparative. Tous sont datés entre le ier et le iie siècle, période durant laquelle la gladiature connait dans les provinces gallo-romaines sa plus grande popularité.