Abstract
Depuis les années 1980 et l’élan de l’archéologie du bâti, sa pratique s’est démocratisée en Auvergne-Rhône-Alpes. L’archéologie du bâti consiste à livrer une lecture dynamique d’un bâti grâce aux méthodes et aux techniques développées par l’archéologie. Elle repose sur une approche spatiale et trans-chronologique et s’accompagne d’interrogations sur les processus de construction, de maintien, de dégradation et de disparition. En Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs fouilles ont bénéficié de l’apport de l’archéologie du bâti, telle que la bâtie d’Urfé, l’enceinte urbaine de Montferrand ou encore la ville antique d’Augustodunum. Ces interventions nécessitent une collaboration entre archéologues et acteurs locaux et régionaux, et se heurtent parfois aux affects, jugements et positions professionnelles de ces mêmes acteurs, qu’ils soient individus, collectivités ou institutions. Cependant, malgré la difficulté qu’entrainent ces collaborations, celles-ci contribue largement au rayonnement et à l’enrichissement des lieux patrimoniaux.