Abstract
La moitié des bacheliers ultramarins qui poursuivent des études supérieures à l’université viendront, à un moment de leur scolarité, étudier dans l’Hexagone. A partir de l’exploitation d’entretiens de recherche et des bases de données SISE, cet article étudie le profil de ces étudiants qui effectuent une migration scolaire et les ressorts qui la sous-tendent. Les auteurs montrent que les études dans l’Hexagone semblent ainsi un passage obligé pour nombre d’étudiants qui souhaitent faire des études longues. Les facteurs des départs vers l’Hexagone pour débuter ou poursuivre des études supérieures sont relatifs aux propriétés des étudiants : profils sociaux favorisés et bonnes dispositions scolaires, à une offre de formation locale moindre et parfois jugée moins prestigieuse que dans l’Hexagone. La socialisation à la mobilité joue également même si elle s’accompagne souvent d’une injonction au retour.