Abstract
Le concept d’attraction qui a été remis en vigueur dans les années 1980 pour distinguer le cinéma « monstratif » d’avant 1906 du cinéma narratif est ici appliqué en amont sur le vaste ensemble constitutif de la cinématographie qu’est la série culturelle des images animées incluant divers dispositifs visuels, dont les jouets optiques (phénakistiscope, zootrope, praxinoscope, etc.). D’une part on cherche à mieux comprendre comment le concept d’attraction s’articule et se manifeste au sein d’un ensemble médiatique qui précède l’avènement du cinéma. D’autre part, on cherche à savoir comment les jouets optiques permettent de mettre en évidence certaines caractéristiques inhérentes au concept même d’attraction, de voir en quoi la dimension proprement « attractionnelle » des jouets optiques permet de jeter un éclairage neuf sur le phénomène cinématographique. Dans une telle approche, l’attraction se présente moins comme pratique scénique que comme un principe structurant sur lequel repose l’entièreté de l’expérience visuelle et le fonctionnement même du dispositif.
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