Abstract
Dans les archives d’Émile Cohl se trouvent trois portraits photographiques de Cohl, de son fils et de sa femme, où le personnage représenté s’anime quand on manipule le montage. Ce procédé ludique (dit aujourd’hui « à réseau ») était breveté aux États-Unis et en France, et proposé par quelques studios parisiens pendant les années 1910. Il n’est donc pas pré-cinématographique comme on a pu le supposer, et sa manière inédite de présenter une illusion d’animation, par l’entrelacement d’images multiples (comme, entre autres, dans les plaques Autochromes pour la photographie en couleurs), l’inscrit dans la modernité technique du début du xxe siècle.
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