Abstract
Le Peintre néo-impressionniste, réalisé en 1910, s’inscrit dans la tradition des facéties qui, dans la seconde moitié du xixe siècle et au début du xxe, s’appuyaient sur le paradoxe d’un panneau absolument monochrome et néanmoins figuratif. Mais Émile Cohl ne se contente pas d’inscrire ses variations dans la veine des Arts incohérents – auxquels il avait apporté sa contribution dans les années 1880 et dont l’Album primo-avrilesque (1897) d’Alphonse Allais demeure l’un des témoignages les plus fameux. Réflexion amusée sur les rapports du dessin et de la couleur, le Peintre néo-impressionniste est aussi une satire du comportement des amateurs d’art moderne, peu avant que des peintures monochromes parfaitement sérieuses ne fassent irruption dans le monde de l’art.
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