Abstract
L’année 1896 est l’année révélatrice du nouveau spectacle cinématographique. Annoncé par les livres d’histoire du cinéma sur les foires françaises fin août ou début septembre 1896, le cinématographe intègre pourtant les métiers forains quelques mois plus tôt. Il y trouve son réel terrain d’envol. De nombreux montreurs forains, indépendants et possesseurs d’appareils analogues à celui des Lumière décident de présenter cette curiosité scientifique dans leurs baraques. Cette étude inventorie les séances précédant celles relevées par Jacques Deslandes et Jacques Richard en 1968 et propose l’établissement d’une nouvelle chronologie concernant l’adoption du jeune cinématographe par la corporation foraine.
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