Abstract
L’article commence par s’interroger sur l’oubli progressif dont l’œuvre de Sadoul est victime depuis une vingtaine d’années, soit en raison de sa double appartenance à l’histoire et à la critique engagée, soit en raison de faiblesses méthodologiques, lacunes ou erreurs dans son œuvre inachevée sur l’Histoire générale du cinéma. Il soutient cependant que la démarche de Sadoul demeure exemplaire par ses partis pris de méthode qui admettent la continuelle remise à jour des données. Dans une deuxième partie l’article examine les premières années d’activités publiques du futur historien, à partir de l’exploitation du fonds Sadoul (Cinémathèque française / BiFi), et en son sein de sources jusqu’ici non exploitées. On comprend alors comment se forment sa sensibilité et son engagement dans le combat culturel, alors qu’il vit à Nancy, sa ville natale.
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