Abstract
Réfugié à Paris après l’arrivée de Hitler au pouvoir en Allemagne, le metteur en scène de théâtre et cinéaste bulgare Slatan Dudow poursuit son travail militant sur scène, à la radio et sur les écrans dans la capitale française jusqu’à son expulsion en 1939-1940 où il trouve alors refuge en Suisse. À partir d’un riche fonds d’archives déposé aux Archives Nationales, inexploité à ce jour, cet article retrace les conditions et les aléas de cette activité artistique et politique, en particulier à partir des échanges épistolaires de Dudow et de Bertolt Brecht (réfugié au Danemark) – dont il crée à partir les Fusils de la Mère Carrar notamment –, ainsi qu’avec les organismes culturels ouvriers qui distribuent ses films (Kuhle Wampe et Seifenblasen).
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