Abstract
En 1958, Pierre Barbaud réalise la musique de deux films, l’un d’Alain Resnais, Le Chant du Styrène, et l’autre de Claude Antoine, Conte sur le sable. Le premier est un court métrage promotionnel pour la société Rhône-Poulenc et le second un modeste film d’animation. Le film de Resnais est construit sur un texte en alexandrins de Raymond Queneau, dit par Pierre Dux. Celui de Claude Antoine ne sortira pas avec la musique de Barbaud, jugée probablement trop moderne. En effet, c’est la première fois que le compositeur utilise des méthodes qu’il qualifie de « cybernétiques » pour cet ensemble de pièces dodécaphoniques. Que nous apprend, dans cette coexistence propre à la musique de film, ce soudain changement de méthode ?
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