Abstract
Si le populisme se caractérise par l’incarnation d’un ensemble de frustrations à l’égard du système représentatif, il est primordial de s’interroger sur le lien entre une déception à l’égard des institutions et les instruments de démocratie semi-directe. En nous appuyant sur une comparaison entre la France et les Etats-Unis pour analyser d´une part comment le référendum et l’initiative populaire ont modifié la donne dans certains Etats américains et d’autre part comment en France les référendums nationaux ont connu la suspicion « plébiscitaire » à plusieurs reprises, nous souhaiterions comprendre si par nature la démocratie semi-directe n’est que le ressentiment engendré par la lenteur du travail de représentation ou si elle est le complément essentiel à la transformation du régime représentatif.