Abstract
La violence politique dans les Etats indépendants de la Caraïbe insulaire (Cuba, Haïti, Saint-Domingue, Jamaïque, Trinidad…) de 1945 à nos jours est une caractéristique constante des pratiques politiques en vigueur dans ces pays. La violence politique s’y est érigée au titre de « culture politique », aussi bien à l’intérieur de régimes autoritaires (Cuba, Haïti, Saint-Domingue), que dans les processus de transition démocratique (Haïti, Saint-Domingue), voire dans les démocraties (Jamaïque, Trinidad…). L’approche comparative révèle des différences flagrantes dans le degré de violences selon les types de régime et des nuances à l’intérieur de chaque type. Cependant, malgré ces degrés divers, qui vont parfois jusqu’à la terreur systématique, les « violences politiques » se retrouvent régulièrement dans l’ensemble des Etats comme une pratique de gouvernement, et comme un mode d’expression de la société civile, ou des opinions. Elle est bien une « forme de la culture politique » des Etats de la Caraïbe insulaire.