Abstract
Toxicomanes, malades mentaux, sans-abri : l’incurie des services sociaux et médicaux aux Etats-Unis garantit que ces trois catégories se retrouvent chaque année plus nombreuses derrière les barreaux, la prison servant de dépotoir aux déchets humains d’une société de plus en plus soumise au diktat du marché. Leur sort offre ainsi une vérification expérimentale tragique à l’hypothèse du lien causal et fonctionnel entre le dépérissement de l’Etat social et la prospérité de l’Etat pénal.