Abstract
À partir d’une expérience qui m’est familière, l'exposé porte sur un type d’immigration, paradoxal en ses termes puisque son lieu de référence n’existe plus et ne s’inscrit plus dans le monde comme ayant jamais existé : celui des descendants de rescapés du génocide arménien qui, abandonnant Constantinople dans les années 20, débarquèrent à Marseille en qualité de réfugiés politiques et de main-d’œuvre importée, munis d’un passeport portant la mention « sans retour possible ».