Abstract
À partir du groupe de victimes, peut-être le plus important, ceux qui vivent le déplacement forcé, cet article analyse les résultats et les limites du processus de vérité, de justice et de réparation durant la guerre en Colombie. Ces déplacés sont principalement caractérisés par le fait qu’ils habitent de petites commune en milieu rural. Alors qu’une politique ambiguë et contradictoire de dialogue et une démobilisation est mené auprès des groupes paramilitaires, les débats quant à la réparation des populations déplacées demandent une lecture complexe et critique des intérêts économiques et politiques en présence. En reconsidérant quelques expériences postérieures au conflit, il apparaît nécessaire de revoir le rôle de la campagne et de la société rurale dans le pays, afin d'engendrer des processus et des structures équitables dans la société colombienne, sur lesquels il soit possible de construire une réconciliation durable et intégrale.