Abstract
A la Libération la gendarmerie française, confrontée au bilan de quatre années de subordination professionnelle à l’occupant, doit se légitimer. De ce passé pétri de contradictions professionnelles et morales ne ressort qu’un portrait partisan de l’institution. Cette représentation lissée se révèle dans l’étude des victimes de ce corps. La mémoire des gendarmes morts aux maquis éclipse une mortalité multiple et complexe. Certaines facettes ambivalentes sont oubliées sinon délaissées.