Abstract
Les Pensées offrent à plusieurs reprises la preuve que Pascal a lu plusieurs pièces de Corneille : Horace, Rodogune, sans doute La Mort de Pompée, Le Cid assurément. C’est aux références au Cid que nous nous consacrons dans cet article, analysant la pièce de Corneille comme un laboratoire technique au sein duquel s’affinent le concept de vanité et l’une de ses illustrations les plus remarquables : la puissance de l’être imaginaire sur l’être véritable, selon les termes de Pascal, la puissance de l’honneur, selon ceux de Corneille, que Pascal étudie jusque dans son ambivalence.