Abstract
La dimension comique des Provinciales a été souvent évoquée, sans que la part du modèle dramatique soit vraiment évaluée à l’échelle du recueil, où s’imposerait plutôt l’exemple du dialogue philosophique, tel que Platon le pratique. L’étude ouvre le dossier, et l’étend à l’ensemble de l’œuvre de Pascal en scrutant la valeur de la référence au théâtre. Elle s’interroge également sur le poids réciproque de la tragédie et la comédie. Ce faisant, l’influence de Corneille, auteur de Médée, du Cid, de Rodogune et d’Horace, mais aussi de L’Illusion comique, prend toute son ampleur.