Abstract
La conceptualisation du développement durable en trois piliers est trompeuse et faussement évidente. A la critique, elle se révèle peu à la hauteur des enjeux. Deux des plus anciennes catégories sont ancrées dans les institutions qui sont à l’origine du problème que le développement durable veut affronter. A l’examen, elles se révèlent enchâssées dans une culture du progrès datée et en crise. Dans ces conditions, vouloir étudier, développer et renforcer “le social” comme une catégorie isolée et identifiée peut être contre productif par rapport aux objectifs du développement durable. Nous essayons de montrer que nous sommes confrontés à une crise des concepts qui président à l’organisation collective. Il faut en prendre acte et tenir ce constat pour point de départ. La difficulté, désormais, n’est peut-être plus tant d’approfondir les recherches dans les catégories existantes que d’ouvrir le dialogue démocratique et interdisciplinaire vers la construction de nouvelles catégories.