Abstract
Sous le terme d’archéogéographie, l’article propose une confrontation entre les perceptions des espaces du passé par les populations actuelles, et les reconstitutions scientifiques que peuvent en faire les archéologues. Cette approche, testée dans le pays Pasemah dans les hautes terres de Sumatra, montre la complémentarité des données obtenues par la tradition orale et par l’archéologie au plan de l’histoire des peuplements, et fournit des repères importants pour comprendre la territorialité actuelle des populations, toujours profondément ancrée dans le temps.