Abstract
Au delà de la simple narration d’un parcours spatial, les récits de voyage de Camilo José Cela ont une forte dimension éthique. Le vagabondage célien est la manifestation d’une certaine vision du monde et de l’homme construite autour de trois notions clés: renoncement, vitalité et utopie. Le voyageur se veut ainsi à l’image de cet idéal célien ; sa vie est réglée par une déontologie précise : le détachement, la solitude, la communion avec la nature, l’éloignement de la ville et l’attachement au monde rural sont les plus manifestes. En dernière instance, le vagabondage, éthique exigeante et réservée à quelque êtres d’exception, est la voie qui mène à la liberté et au bonheur.