Abstract
Cet article se propose de revenir sur la filiation idéologique largement établie entre certains écrits de Georges Sorel, et notamment ses Réflexions sur la violence publiées en 1909, et les manifestes du Futurisme italien, la première avant-garde pluridisciplinaire européenne s'étant constituée autour d'un projet à la fois esthétique, politique et anthropologique. En particulier, il s'agit de revenir sur les emprunts idéologiques de Filippo Tommaso Marinetti aux écrits de Sorel dans des manifestes d'importance tels que 1915 En cette année futuriste ou Par-delà le Communisme (1919), et de revenir également sur le type d'intertextualité établi par ces textes au sein de la prose d'idée.