Abstract
Cet article a pour objet l’anachronisme dans le film historique. Il s’appuie sur l’étude du long métrage Goya à Bordeaux, réalisé en 1999 par le cinéaste espagnol Carlos Saura. Cette biographie filmée du peintre Francisco de Goya fait mieux que composer avec l’anachronisme inhérent à toute reconstitution historique. Il l’assume et le revendique. La mise en cause de la chronologie et l’effacement de l’Histoire prennent sens dans la perspective d’une réflexion originale sur l’Histoire de l’art conçue comme un dialogue entre les œuvres et entre les époques.