Abstract
But: Cet article explore la crise de la gouvernance en République Démocratique du Congo (RDC) en se fondant sur la réalité de la province de Lomami, illustrant comment la rareté des services publics de l’État se traduisent par une rupture progressive du contrat social entre l’Etat les citoyens. La problématique centrale s’interroge sur les conséquences de l’absence de services publics sur la vie quotidienne, la corruption, le clientélisme et le népotisme et leur impact sur le contrat social entre gouvernants-gouvernés.
Méthodologie: L’étude repose sur une approche qualitative penchée sur les observations de terrain, les entretiens semi-directifs ainsi que les analyses documentaires. Menée entre avril et Juillet 2025 dans les territoires de Kabinda, Lubao et Ngandajika, elle a concerné les leaders politiques, les fonctionnaires, les membres d’ONG, les représentants de la société civile et les citoyens, offrant un aperçu croisé des perceptions politiques et citoyennes.
Résultats: Les résultats révèlent une absence quasi totale de services publics : routes impraticables, écoles et hôpitaux en mauvais état, chômage élevé et détournement des ressources. Les habitants se sentent abandonnés, expriment la méfiance, le désengagement civique et l’exode vers d’autres provinces, traduisant une désillusion profonde.
Contribution unique à la théorie, aux politiques et aux pratiques: Théoriquement, ces réalités montrent que la rupture du contrat social est profondément liée à l’érosion de la légitimité et de la redevabilité, éclairant le lien entre gouvernance territoriale et confiance politique. Pour les politiques publiques, elles mettent en évidence l’urgence de leviers comme la transparence, la reddition des comptes et la participation citoyenne pour restaurer la confiance et répondre aux besoins essentiels des citoyens. Dans la pratique, ces résultats offrent aux décideurs locaux des pistes concrètes pour renforcer les institutions et favoriser des mécanismes de dialogue participatif, donnant à Lomami la possibilité de transformer sa désillusion en espoir, et de devenir un espace d’innovation et de renouveau socio-politique.
ABSTRACT
Purpose: This article explores the governance crisis in the Democratic Republic of Congo (DRC) through the lens of Lomami province, illustrating how the inefficiency of state public services leads to a gradual breakdown of the social contract between the government and its citizens. The central question examines the consequences of the lack of public services on daily life, and how corruption, clientelism, and nepotism affect the social contract between rulers and the governed.
Methodology: The study is based on a qualitative approach combining field observations, semi-structured interviews, and documentary analysis. Conducted between April and July 2025 in the territories of Kabinda, Lubao, and Ngandajika, it involved political leaders, civil servants, NGO members, civil society representatives, and citizens, providing a cross-sectional view of political and citizen perceptions.
Findings: The results reveal an almost complete absence of public services: impassable roads, deteriorating schools and hospitals, high unemployment, and resource misappropriation. Residents feel abandoned, expressing distrust, civic disengagement, and migration to other provinces, reflecting deep disillusionment.
Unique Contribution to Theory, Policy and Practice: Theoretically, these realities show that the rupture of the social contract is deeply linked to the erosion of legitimacy and accountability, highlighting the relationship between territorial governance and political trust. For public policies, they underscore the urgency of leveraging mechanisms such as transparency, accountability, and citizen participation in order to restore trust and respond to the essential needs of citizens. In practice, these findings provide local decision-makers with concrete avenues to strengthen institutions and promote participatory dialogue mechanisms, giving Lomami the opportunity to transform its disillusionment into hope and to become a space for socio-political innovation and renewal.
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