Abstract
Le décrochage précoce d’enseignants fait couler beaucoup d’encre dans plusieurs pays industrialisés à l’instar du Canada, où l’on peut observer des taux d’abandon de plus de 50 % chez les novices de la profession. L’objectif de cet article est de recenser les stratégies d’accompagnement dyadique offertes aux novices de la profession enseignante et d’effectuer l’analyse de leur efficacité auprès des enseignants, d’une part, et de la résolution du problème d’attrition, d’autre part. Les résultats indiquent que la responsabilité de la direction est capitale, que ce soit lors de la formation des mentors, des enseignants novices ou de la bonne implémentation et du bon déroulement du programme d’insertion professionnelle. Cette recension systématique de la littérature permet également de constater que, lorsque le mentorat — qui est la forme d’accompagnement dyadique la plus populaire — est offert de façon adéquate et lorsque la direction est informée de son efficacité, tous les deux contribuent significativement à la rétention des enseignants débutants. En conclusion, cette recension a pu mettre en exergue que plusieurs mentors ne reçoivent pas de formation appropriée pour mener à terme leur mission et que les attentes de la part de la direction, en ce qui concerne leurs rôles et leurs responsabilités, demeurent souvent floues.