Abstract
ABSTRACTIntroduction. In sub-Saharan Africa, kidney transplantation remains inaccessible in most countries, forcing patients to seek transplantation abroad. Burkina Faso has no national transplantation programme, and transplant recipients returning to the country face challenges in follow-up, immunosuppressant access, and complication management. This study aimed to describe the clinical profile, complications, and survival of kidney transplant recipients followed up in Burkina Faso after transplantation abroad. Methods. We conducted a retrospective, descriptive, multicentre cohort study from January 2013 to January 2023 in the five nephrology departments of Burkina Faso. All kidney transplant recipients transplanted abroad and followed up in Burkina Faso were included. Data were extracted from medical records, with missing information completed by telephone interview or home visit. Survival was estimated using the Kaplan–Meier method. The threshold for statistical significance was set at p < 0.05. Results. Forty-four patients were included (sex ratio M/F = 3.9; mean age 47.5 ± 10.5 years). The initial nephropathy was undetermined in 90.9% of cases. Transplantation was performed in Côte d'Ivoire and Turkey (40.5% each), in private centres (95.2%), from living related donors. The follow-up schedule was respected by 64.1% of patients. Infectious complications predominated (47.7%). No rejection was documented, owing to the unavailability of biopsy. Patient survival was 100% at 6 months, 94.0% at 12 months, and 70.3% at 60 months; death-censored graft survival was 100%, 97.1% and 84.9% at the same time points. Conclusion. One-year survival was satisfactory but deteriorated over the long term. These findings support the establishment of a national transplantation programme and the need to secure immunosuppressant supply and strengthen post-transplant follow-up capacity in Burkina Faso.RÉSUMÉIntroduction. En Afrique subsaharienne, la transplantation rénale reste inaccessible dans la plupart des pays, ce qui oblige les patients à se faire greffer à l’étranger. Le Burkina Faso ne dispose d’aucun programme national de transplantation, et les greffés qui rentrent au pays sont confrontés à des difficultés en matière de suivi, d’accès aux immunosuppresseurs et de prise en charge des complications. Cette étude visait à décrire le profil clinique, les complications et la survie des greffés rénaux suivis au Burkina Faso après une transplantation à l’étranger. Méthodes. Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective, descriptive et multicentrique de janvier 2013 à janvier 2023 dans les cinq services de néphrologie du Burkina Faso. Tous les receveurs de greffe rénale ayant subi leur greffe à l’étranger et suivis au Burkina Faso ont été inclus. Les données ont été extraites des dossiers médicaux, les informations manquantes ayant été complétées par des entretiens téléphoniques ou des visites à domicile. La survie a été estimée à l’aide de la méthode de Kaplan-Meier. Le seuil de signification statistique a été fixé à p < 0,05. Résultats. Quarante-quatre patients ont été inclus (rapport hommes/femmes = 3,9 ; âge moyen : 47,5 ± 10,5 ans). La néphropathie initiale était indéterminée dans 90,9 % des cas. Les greffes ont été réalisées en Côte d'Ivoire et en Turquie (40,5 % chacune), dans des centres privés (95,2 %), à partir de donneurs vivants apparentés. Le programme de suivi a été respecté par 64,1 % des patients. Les complications infectieuses prédominaient (47,7 %). Aucun rejet n’a été documenté, en raison de l’indisponibilité de biopsies. La survie des patients était de 100 % à 6 mois, de 94,0 % à 12 mois et de 70,3 % à 60 mois ; la survie du greffon, censurée sur la base des décès, était de 100 %, 97,1 % et 84,9 % aux mêmes moments. Conclusion. La survie à un an était satisfaisante, mais s’est détériorée à long terme. Ces résultats plaident en faveur de la mise en place d’un programme national de transplantation, ainsi que de la nécessité de garantir l’approvisionnement en immunosuppresseurs et de renforcer les capacités de suivi post-transplantation au Burkina Faso.