Abstract
ABSTRACT Introduction. Accurate detection and risk stratification of high-risk cervical epithelial lesions remain essential for effective cervical cancer prevention, as conventional morphological screening methods may fail to identify biologically progressive lesions. This study evaluated a multiplex immunocytochemical biomarker panel (p16INK4a, IMP3, and MCM2) for improved detection of high-grade cervical lesions. Methods. This prospective cross-sectional diagnostic accuracy study included 259 women undergoing cervical cancer screening. Abnormal cytology specimens (n = 177) underwent high-risk HPV DNA testing, histopathological evaluation, multiplex immunocytochemical staining, digital image quantification, and biomarker scoring. Diagnostic performance was assessed against histopathological reference standards. Results. Progressive biomarker overexpression was observed with increasing lesion severity, with strongest expression in high-grade squamous intraepithelial lesions and invasive squamous cell carcinoma. Excellent interobserver agreement was achieved (Cohen's κ > 0.80). The multiplex panel demonstrated superior diagnostic performance (sensitivity 96.1 %, specificity 94.8 %, AUC = 0.972), significantly outperforming cytology and individual biomarkers. Conclusion. Multiplex biomarker integration significantly improves diagnostic discrimination and represents a promising adjunctive strategy for early detection and accurate risk stratification of clinically significant cervical epithelial lesions.RESUMEIntroduction. La détection précise et la stratification du risque des lésions épithéliales cervicales à haut risque restent essentielles pour une prévention efficace du cancer du col de l’utérus, car les méthodes de dépistage morphologiques conventionnelles peuvent ne pas permettre d’identifier les lésions biologiquement progressives. Cette étude a évalué un panel multiplex de biomarqueurs immunocytochimiques (p16INK4a, IMP3 et MCM2) en vue d’améliorer la détection des lésions cervicales de haut grade. Méthodes. Cette étude prospective transversale portant sur la précision diagnostique a inclus 259 femmes ayant subi un dépistage du cancer du col de l’utérus. Les échantillons cytologiques anormaux (n = 177) ont fait l’objet d’un test de dépistage de l’ADN du HPV à haut risque, d’une évaluation histopathologique, d’une coloration immunocytochimique multiplexe, d’une quantification par imagerie numérique et d’une notation des biomarqueurs. Les performances diagnostiques ont été évaluées par rapport à des normes de référence histopathologiques. Résultats. Une surexpression progressive des biomarqueurs a été observée à mesure que la gravité des lésions augmentait, l’expression la plus forte étant constatée dans les lésions intraépithéliales squameuses de haut grade et le carcinome épidermoïde invasif. Une excellente concordance interobservateurs a été obtenue (κ de Cohen > 0,80). Le panel multiplex a démontré des performances diagnostiques supérieures (sensibilité de 96,1 %, spécificité de 94,8 %, AUC = 0,972), surpassant de manière significative la cytologie et les biomarqueurs individuels. Conclusion. L’intégration multiplex de biomarqueurs améliore considérablement la discrimination diagnostique et constitue une stratégie d’appoint prometteuse pour la détection précoce et la stratification précise du risque des lésions épithéliales cervicales cliniquement significatives.