Abstract
ABSTRACT Introduction. In Morocco, general practitioners (GPs) are often the first point of contact for epilepsy patients, yet their knowledge and practices remain poorly documented. This study aimed to assess the knowledge, attitudes, and practices of GPs regarding epilepsy in the Souss-Massa region. Methods. A cross-sectional survey was conducted among 256 GPs using a structured questionnaire. Responses were compared before and after an epilepsy-specific training session. Results. Half of the participants had less than ten years of experience. Before training, 76.5 % could define epilepsy correctly and 50 % understood its pathophysiology, but 78 % were dissatisfied with their knowledge. After training, significant improvements were observed across all domains: 100 % correctly identified diagnostic criteria (p < 0.0001), recognized seizure triggers (p < 0.0001), and understood epileptic syndrome classification (p < 0.0001). Knowledge of antiseizure medication improved, with 93 % identifying drugs that aggravate absence seizures (p < 0.0001). However, 84 % were unaware that blood level monitoring could guide therapy. Conclusion. GPs in the Souss-Massa region have significant gaps in epilepsy knowledge. Targeted training substantially improved diagnostic and therapeutic knowledge, highlighting the need for continuing medical education in primary care.RESUMEIntroduction. Au Maroc, les médecins généralistes constituent souvent le premier point de contact pour les patients épileptiques, mais leurs connaissances et leurs pratiques restent peu documentées. Cette étude visait à évaluer les connaissances, les attitudes et les pratiques des médecins généralistes en matière d’épilepsie dans la région du Souss-Massa. Méthodes. Une enquête transversale a été menée auprès de 256 médecins généralistes à l’aide d’un questionnaire structuré. Les réponses ont été comparées avant et après une session de formation spécifique à l’épilepsie. Résultats. La moitié des participants avait moins de dix ans d’expérience. Avant la formation, 76,5 % étaient capables de définir correctement l’épilepsie et 50 % en comprenaient la physiopathologie, mais 78 % se déclaraient insatisfaits de leurs connaissances. Après la formation, des améliorations significatives ont été observées dans tous les domaines : 100 % ont correctement identifié les critères diagnostiques (p < 0,0001), reconnu les facteurs déclenchants des crises (p < 0,0001) et compris la classification des syndromes épileptiques (p < 0,0001). Les connaissances sur les médicaments antiépileptiques se sont améliorées, 93 % des participants étant capables d’identifier les médicaments qui aggravent les crises d’absence (p < 0,0001). Cependant, 84 % ignoraient que la surveillance des taux sanguins pouvait orienter le traitement. Conclusion. Les médecins généralistes de la région du Souss-Massa présentent d'importantes lacunes dans leurs connaissances sur l'épilepsie. Une formation ciblée a permis d'améliorer considérablement leurs connaissances en matière de diagnostic et de traitement, soulignant ainsi la nécessité d'une formation médicale continue en médecine générale.