Abstract
ABSTRACT
Background. Workplace violence is a major psychosocial risk that remains under-documented in Senegalese public institutions. The objective of Our study was to assess the prevalence, forms and factors associated with workplace violence among the staff of the University Social Welfare Centre of Dakar (COUD). Material and methods. This was a cross-sectional descriptive and analytical study conducted from April to July 2025. Two anonymous self-administered questionnaires were used: a sociodemographic and physical-violence questionnaire, and the validated French version of the Leymann Inventory of Psychological Terrorization (LIPT). Data were analysed with STATA 15/IC; the significance threshold was set at p ≤ 0.05. Results. Of 300 questionnaires distributed, 143 were processed (response rate 47.67%). The prevalence of physical violence was 15.4% and that of psychological violence according to Leymann's criteria 17.5%. Physical violence consisted mainly of shoving (90.9%), perpetrated by students (90.9%), and occurred primarily within the service (54.5%); a psychological impact was reported by 40.9% of victims. Psychological violence was most often rare (47.8%), long-lasting (55.6% over several years) and mostly attributed to direct supervisors (65.0%). Associated factors were the position held and the department for physical violence (p < 0.05); and age 25–34 years (p = 0.05) and the psychological impact of physical violence (p = 0.023) for psychological violence. Conclusion. Workplace violence is a reality in Senegalese public university institutions, particularly in services in direct contact with users. A multilevel institutional prevention policy, in line with ILO Convention No. 190, should be implemented.
RÉSUMÉ
Introduction. La violence en milieu professionnel constitue un risque psychosocial majeur, mais sa documentation reste limitée dans les institutions publiques sénégalaises. Cette étude avait pour but d'évaluer la prévalence, les formes et les facteurs associés à la violence au travail parmi le personnel du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD). Méthodes. Nous avons mené une étude transversale descriptive et analytique d'avril à juillet 2025 auprès du personnel en activité au COUD. Deux questionnaires anonymes auto-administrés ont été utilisés : le premier explorait les caractéristiques sociodémographiques et la violence physique ; le second était la version française validée du Leymann Inventory of Psychological Terrorization (LIPT). L'analyse a été réalisée avec STATA 15/IC, avec un seuil de significativité fixé à p ≤ 0,05. Résultats. Sur 300 questionnaires distribués, 143 ont été exploités (taux de réponse : 47,7 %). La prévalence de la violence physique était de 15,4 % et celle de la violence psychologique selon Leymann de 17,5 %. La violence physique était dominée par les bousculades (90,9 %), majoritairement le fait d'étudiants (90,9 %) et survenant dans le service (54,5 %) ; un impact psychologique a été rapporté par 40,9 % des victimes. La violence psychologique était le plus souvent rare (47,8 %), de longue durée (55,6 % depuis des années) et imputée majoritairement aux supérieurs hiérarchiques (65,0 %). Les facteurs associés à la violence physique étaient la fonction occupée (p = 0,035) et le département d'affectation (p = 0,005) ; ceux associés à la violence psychologique étaient l'âge compris entre 25 et 34 ans (p = 0,050) et l'impact psychologique de la violence physique (p = 0,023). Conclusion. La violence au travail est une réalité dans les institutions publiques universitaires sénégalaises, particulièrement dans les services en contact direct avec les usagers. Une politique institutionnelle de prévention multiniveau, conforme à la convention n° 190 de l'OIT, doit être mise en place.